Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

LE RITUEL DE LA « CÈNE » :
INSTITUTION DIVINE OU TRADITION DES HOMMES ?

Source PDF
Éditions : ÔR VÉ SHALOM
Michel Cournoyer


INTRODUCTION
Depuis ma conversion, j’avais toujours participé de bonne grâce à cette cérémonie que les églises évangéliques appellent « sainte cène », même si je la trouvais un peu étrange et que parfois j’en ressentais un certain malaise, une certaine gêne…Dans ma tête revenait toujours le même questionnement fondamental : est-ce que Jésus, par ses paroles, avait vraiment voulu instituer une cérémonie, un rituel liturgique? Ou s’agit-il tout simplement de l’adoption progressive d’une tradition humaine, suivant une mauvaise interprétation des paroles concernées du Nouveau Testament, et qui est devenue si ancrée au fil des âges, qu’on n’a plus été en mesure de la questionner, de la remettre en cause devant Dieu lui-même, pour lui demander son interprétation de sa Parole?

Je remarquais tous les efforts des hommes pour rendre cette cérémonie solennelle, importante, digne, sensée! Et pourtant…Mais en tant que jeune croyant, je me pliais en toute bonne volonté à ce qui se faisait et à ce qu’on m’enseignait. Alors j’y participais, sans trop me casser la tête, mais aussi sans trop de conviction ni de chaleur…Cependant, par la force des choses (responsable d’une petite assemblée), j’ai commencé à apporter à Dieu mes interrogations : d’abord sur les différents aspects pratiques de cette cérémonie (la forme, la fréquence, pour qui, etc.), puis sur le fondement, la raison d’être, le pourquoi…J’en vins même, un moment donné, à Lui poser la question de façon carrément franche et directe : « Seigneur Jésus, est-ce que la cérémonie de la cène, telle que nous la faisons, correspond vraiment à ton intention, au sens de tes paroles, à ta volonté pour nous, oui ou non? »

Au fil du temps, le Seigneur, par sa Parole révélée, et les instructions de son Esprit, commença à me répondre et à m’éclairer progressivement, pendant les temps que je passais avec Lui. Il le fit petit à petit, sans me bousculer. Il ne m’a pas donné toute la lumière tout d’un coup sec; je n’aurais probablement pas été capable de la porter. Il le fit par étapes, sur un laps de temps couvrant plusieurs années, avec douceur, en me donnant sa pensée par de petites révélations successives, jusqu’à ce qu’Il juge bon de la compléter, en me confirmant sa Parole par sa Parole. Souvent même, ses réponses et explications m’étaient données à l’intérieur de mon culte personnel (qui inclut la méditation de la Parole de Dieu), sans que je m’y attende, ni que je pense au sujet en question…Pour moi, il s’agissait d’un exercice de réflexion, et pas du tout doctrinal.

A vrai dire, toute cette problématique ne me troublait pas outre mesure, et c’est pour ça que j’ai pu recevoir plus facilement quelque lumière de Dieu, dans le calme et la paix du coeur. Je n’aspirais pas à cette connaissance comme « une proie à arracher », et c’est peut-être en raison de cette attitude que Dieu a daigné répondre à mes questions et me rapprocher de son coeur. Dieu est fidèle pour nous répondre quand nous venons à Lui et lui apportons nos interrogations. Mais ce livre n’est pas un livre de doctrine. Comme je n’ai pas le monopole de la vérité, je ne fais qu’y rendre, de la façon la plus claire et la plus succincte possible, l’essentiel de ce que j’ai pu comprendre, personnellement, comme provenant du Seigneur, concernant la pratique de la « sainte cène ».

PREMIER CHAPITRE : LE VRAI SENS DES PAROLES DE JÉSUS
Il y a dans le Nouveau Testament trois passages principaux sur lesquels on s’est appuyé pour expliquer la sainte cène : -- Luc 22 : 14 à 20 – Matthieu 26 : 26 à 29 – 1 Corinthiens 11 : 17 à 34. Tout le monde s’entend pour affirmer que la Parole est expliquée par la Parole, que la Parole confirme la Parole…Voici donc ce que j’ai été capable de recevoir, comme venant vraiment du Saint-Esprit…

Tout d’abord, il convient de comprendre clairement les circonstances de ce dernier repas de Jésus avec ses disciples, avant son arrestation et sa crucifixion : il s’agissait d’un véritable repas complet, en fait de la dernière Pâque juive avant l’instauration de la nouvelle alliance par la mort et la résurrection de Jésus. Ce repas de la Pâque du Seigneur avec ses disciples était le dernier pris sous l’empire cérémoniel de la Loi de l’Ancien Testament – Matthieu 26 : 17 à 19 : « Le premier jour des pains sans levain, les disciples s’adressèrent à Jésus, pour lui dire : Où veux-tu que nous te préparions le repas de la Pâque? Il répondit : Allez à la ville chez un tel, et vous lui direz : Le maître dit : Mon temps est proche; je ferai chez toi la Pâque avec mes disciples. Les disciples firent ce que Jésus leur avait ordonné, et ils préparèrent la Pâque. » -- Luc 22 :14 à 16 : « L’heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui. Il leur dit : J’ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir; car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. »

Au début, le Seigneur ne me donna pas tout son conseil sur le sujet, pour la bonne raison que je commençai par l’interroger d’abord sur la forme et non sur le fond, en particulier sur la fréquence à adopter pour la dite cérémonie. Je dirigeais alors un tout petit groupe de croyants, je célébrais la sainte cène à tous les trois ou quatre mois environ, et je trouvais que c’était amplement suffisant (étant donné ma réticence, mon manque de conviction, mon questionnement sur son bien-fondé et son utilité…). Pour moi, ça semblait un rituel obligé et sans vie (malgré tous les efforts et le sérieux que j’y mettais). Mais j’avais été instruit dans cette croyance et j’accomplissais ce « devoir » du mieux que je pouvais, le plus sincèrement possible, comme cela m’avait été transmis. Alors le Seigneur me montra dans sa Parole que ce repas avec ses disciples était sa dernière célébration de la Pâque de l’Ancien Testament, qui survenait une fois l’an. La sainte cène, en supposant qu’elle soit vraiment l’institution d’un rituel liturgique, devrait donc aussi être célébré une fois l’an, puisqu’elle se trouverait à en être le prolongement et le remplacement. Et si vraiment nous devions prendre les paroles de Jésus selon la « lettre » (ce qui, on le verra, n’est pas du tout conforme à la vérité de Dieu), ce qui ferait de la sainte cène un acte physique et répétitif, pourquoi le ferait-on plus souvent que l’ancienne Pâque? Serions-nous à cet égard plus légalistes et ritualistes sous la nouvelle alliance que sous l’ancienne? Quand Jésus dit « toutes les fois que vous ferez cela » , il n’a pas donné de fréquence; ça pourrait signifier : « toutes les fois que vous ferez cela » durant votre vie ou au cours de la vie de votre communauté, ou toutes les fois que vous ferez cela dans le cours de l’histoire de l’Église, etc. …Pas question de fréquence spécifique; toutes les théories à ce sujet n’ont été qu’échafaudage et déductions humaines. Et on sait bien depuis longtemps, surtout avec l’avènement de la grâce, que la répétition d’une action extérieure et cérémonielle la rend à la longue vide, ennuyante, superficielle, morte, harassante, et que s’y confier devient souvent un véritable piège. Et la répétition très fréquente d’une telle cérémonie nous ramène tout droit dans la manière de penser et d’agir de l’Eglise romaine, même si la forme est quelque peu différente…Déjà le Seigneur me montrait toute la difficulté qu’apporte une interprétation « humaine » de la Parole, au lieu de celle de l’Esprit.

Quand la Parole dit que les chrétiens se réunissaient pour rompre le pain, elle ne dit pas que c’était pour une « cérémonie de fraction du pain »…Il ne faut pas oublier que le pain et le vin avaient une si grande importance dans l’alimentation au Moyen-Orient, qu’on pouvait, dans le langage courant, les assimiler au repas lui-même. Ce qui fait que « rompre le pain » est une expression similaire à celle que l’on prononce souvent aujourd’hui : « casser la croûte », qui veut dire en fait manger avec quelqu’un, prendre un repas avec quelqu’un… Rompre le pain voulait donc dire plus que fractionner un morceau de pain, cela voulait dire offrir son hospitalité, partager sa nourriture avec ses invités. De la même façon, quand nous disons à quelqu’un de « venir casser la croûte avec nous », nous ne lui disons pas d’apporter un outil quelconque et de venir casser une croûte mise sur la table! Dans la mentalité orientale, quand il est dit que Jésus a rompu le pain avec ses disciples, cela veut dire qu’il a partagé son repas avec eux, symbole d’amitié, de partage et d’honneur pour ses invités, le pain et le vin n’étant que deux éléments faisant partie d’un tout. D’ailleurs, souvent, le pain et le vin (qui étaient les denrées de base en Israël, les deux aliments les plus courants et abondants à l’époque), étaient tout ce qu’ils avaient à leur disposition, ou constituait tout leur repas (il existait aussi du vin non fermenté, semblable à nos jus de raisin aujourd’hui). Tout cela démontre bien que le pain rompu ne peut être dissocié du repas lui-même, mais qu’il en fait partie intégrante.


Mais bien plus important est le sens spirituel des paroles de Jésus, selon l’interprétation du Saint-Esprit et de la Parole dans sa totalité. « Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain… » Cela se déroule tout simplement à l’intérieur du repas (Matthieu 26 :26). « …Il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi. » (Luc 22 :19). Doit-on interpréter ces paroles de manière terrestre, ou doit-on en recevoir le message spirituel, à la lumière des autres paroles de Jésus et d’autres passages du Nouveau Testament? S’agit-il de l’institution d’un rite cérémoniel, ou d’un symbole d’exemple de vie vécue « en esprit et en vérité »? Jésus n’a-t-il pas aussi dit : « C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert à rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie. » (Jean 6 : 63)

L’Esprit ne dit-il pas aussi par la bouche de Paul : « Il nous a aussi rendu capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit; car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie. » (2 Corinthiens 3 :6). Si nous interprétons les paroles de Jésus selon la chair, nous le mettons lui-même dans une position curieuse et contradictoire : tout en abolissant toutes les lois et formules cérémonielles et rituelles de l’Ancien Testament («…tout est accompli »), Jésus, pour ouvrir la nouvelle Alliance, aurait institué un rituel, une formule cérémonielle répétitive, comme sous l’ancien régime! Mais heureusement, ce n’est pas du tout ce qu’il a voulu dire : Jésus compare le pain rompu à son corps qui est brisé et livré pour nous; puis il nous demande de faire cela en mémoire de lui…Faire quoi ? Briser un morceau de pain durant un culte, et en prendre chacun une petite parcelle, bien confortablement assis à sa place? Et cela serait la réalité des paroles de Jésus et aurait une quelconque valeur? Quand Jésus nous demande de faire cela en mémoire de lui, il signifie que nos vies doivent être comme la sienne : Il a partagé le pain (son corps, sa vie) pour nous, et il nous demande d’en faire autant pour les autres. Nous commémorons le geste et l’oeuvre de Jésus quand nous partageons nos biens, notre table, notre toit, notre argent avec les autres. Les vrais gestes de commémoration sont tous ceux qui sont effectués en esprit et en vérité, même les plus petits (donner un verre d’eau), et qui font que notre vie devient véritablement aux yeux des autres des « pains rompus » distribués au prochain. Voilà le vrai sens des paroles de Jésus. Pour ce qui est du vin, c’est la même chose : « Il prit de même la coupe, après le souper (il est toujours préférable de boire à la fin des repas), et la leur donna, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous. » (Luc 22 :20)… « …Buvez-en tous… » (Matthieu 26 :27). Par le vin, symbole du sang, symbole même de la vie, Jésus nous demande aussi de donner notre vie pour les autres; nous commémorons l’oeuvre de Jésus et la réalité de la nouvelle alliance, quand, par des gestes concrets, nous mourons à nous-mêmes pour que la vie (le vin, le sang) de Christ coulant dans nos veines soit répandu sur les autres et leur procure la vie…

Jésus n’a jamais voulu instituer une cérémonie, Il a voulu définir une attitude. Combien malheureuse est notre tendance à ne voir que l’extérieur des choses, le « visible » des actions, le « terrestre » des paroles de Jésus, au lieu de leur message spirituel…Prendre des paroles aussi profondes de Jésus pour les rabaisser à une simple formule cérémonielle répétitive démontre à quel point des traditions bien ancrées peuvent nous aveugler et nous tenir liés dans des interprétations simplistes et charnelles. Oh! Combien nous pouvons parfois être à des « années-lumière » de la pensée et de l’intention de Jésus, sans nous en rendre compte…

Dans 1 Corinthiens 11 : 26, il est dit : « Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. » Maintenant, encore une fois, qu’est-ce que manger le pain et boire la coupe du Seigneur? Être assis bien tranquillement et prendre un minuscule morceau de pain et un once de jus de raisin (ou vin)? N’importe qui peut faire cela; ça ne lui coûte rien du tout… Il n’y a là aucun témoignage d’un sacrifice vivant, réel et profitable à autrui, rappelant Jésus. L’Écriture elle, donne la vraie réponse : « Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde…Jésus leur dit : Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif…Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle…Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. C’est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n’en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts; celui qui mange ce pain vivra éternellement » (Jean 6 : 33-35-53 à 58). Il n’y a ici aucune notion de cannibalisme ou d’élément terrestre (« Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie… »). Manger le pain, manger Jésus veut dire mettre toute  notre foi en lui et le laisser vivre à travers nous. Manger le pain de Jésus, c’est manger la même nourriture que lui : « Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son oeuvre » (Jean 4 :34). C’est ça manger le pain à la mémoire de Jésus. Et qu’est-ce que boire la coupe du Seigneur, sinon d’accepter de souffrir, de mourir à soi-même et à ses droits, et même de mourir physiquement s’il le faut, pour que d’autres aient la vie… Tous les petits gestes que nous faisons en ce sens commémorent aux yeux de tous ce que Jésus a fait pour nous. « Faites ceci en mémoire de moi… », « que vos vies continuent mon oeuvre et soient des répliques de la mienne »…Quand nos vies sont des pains rompus et du sang versé pour les autres, Jésus et son Royaume sont manifestés aux yeux du monde. Faire la volonté de Dieu, voilà manger le vrai pain de vie, c’est ça manger Jésus, tel que l’entendent les Écritures. Le commandement « Faites ceci en mémoire de moi » doit donc être compris « en Esprit et en vérité », et il devient synonyme du commandement ultime : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés » (Jean 15 :12). Ce sont nos attitudes et nos actions qui témoignent de notre foi, proclament l’avènement du Royaume de Dieu et l’espérance glorieuse en Jésus-Christ. C’est l’accomplissement des oeuvres « préparées d’avance » qui honore Dieu, bénit et unit les croyants, pas une cérémonie ou « sacrement ». En Matthieu 20 :22-23, il y a aussi une allusion de ce qu’est vraiment boire la coupe du Seigneur : « Jésus répondit : …Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire? Nous le pouvons, dirent-ils. Et il leur répondit : Il est vrai que vous boirez ma coupe… ». Gloire à Dieu, par la puissance de l’Esprit, nous pouvons tous boire la coupe du Seigneur, nos vies devenant des offrandes pour les autres, en commémoration de l’offrande parfaite de Jésus. D’ailleurs, dans Marc 14 :36, quand Jésus dit : « …Abba, Père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux », il ne s’agit pas d’une coupe de vin, mais plutôt d’une coupe de soumission et de souffrance volontairement acceptée. Jésus a bu la coupe, nous le pouvons aussi (par la grâce de Dieu).

De plus, si nous prenons les paroles de Jésus selon « la lettre» en ce qui concerne les passages du repas pascal, il faut alors prendre le passage de Jean 13 : 1 à 17 de la même façon, événement qui se situe pendant le souper (verset 2), étant le corollaire des autres gestes effectués à cette occasion (pain rompu et vin partagé): « Jésus…se lava de table, ôta ses vêtements, prit un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint…Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait…Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez. »

Allons-nous susciter une cérémonie commémorative du lavement de pieds (certains groupements l’ont fait!)? Si nous prenons ce passage de la même manière que ceux du pain et du vin, c’est-à-dire de manière littérale et terrestre, alors il faut aussi introduire un rituel de lavement de pieds…Heureusement, nous savons que ces paroles sont « esprit et vie », dans les deux cas, et non pas un rituel légal physique – Philippiens 3 :3 : « Car les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous  glorifions en Jésus-Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair » (cérémonies extérieures, traditions, héritage humain…).

J’aimerais citer ici un paragraphe du livre « Le buisson ardent brûle encore » de Lloyd John Ogilvie (Editions Vida – page 252) : « La seule façon d’expliquer à la personne au coeur brisé ce que Dieu peut faire pour elle est de lui dire ce qu’Il a fait pour nous. C’est Oswald Chambers qui a utilisé le premier l’image du chrétien comme étant du pain rompu et du vin versé. Si la vie ou les gens ne nous ont jamais accablés, il n’y a pas de vin. Si nous n’avons pas permis à nos coeurs brisés de nous conduire au Seigneur, nous offrirons des pierres aux autres à la place du pain du vrai réconfort. Notre disponibilité pour les autres quand ils en ont besoin est tout à fait proportionnelle à l’expérience que nous avons faite de la présence et de la disponibilité du Seigneur quand nous en avons eu besoin. »

DEUXIÈME CHAPITRE : PERCEPTION DES PREMIERS CHRÉTIENS ET PAROLES CORRECTIVES DE PAUL
« Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain (casser la croûte), et dans les prières…Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun…Ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés » (Actes 2 : 42-44 à 47). Les premiers chrétiens avaient bien compris que les paroles de Jésus étaient « esprit et vie », et non pas une petite cérémonie à part. Ils avaient l’habitude de partager maisons, repas (incluant le pain et le vin), biens, argent… signes visibles et vivants d’un vrai amour. La table du Seigneur étaient toutes ces maisons où les riches et les pauvres, les maîtres et les esclaves, les jeunes et les vieux, les dignitaires et les mercenaires pouvaient manger à la même table…La fraction du pain ou partage d’un repas était l’expression temporelle d’une réalité spirituelle vécue : manger ensemble dans une ambiance d’amour, de communion fraternelle spontanée, de joie et de bénédiction pour tous les participants (ceux qui donnent et ceux qui reçoivent). Tous ceux qui le voulaient, sans discrimination raciale ou sociale, pouvaient prendre part à ces tables communautaires, où on pourvoyait aux besoins de nourriture physique et spirituelle, à la gloire de Jésus.

Alors, que veut dire Paul, quand il dit : « C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur…Car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même » (1 Corinthiens 11 :27-29).

Il y a deux volets aux reproches et aux recommandations de Paul : d’une part, il s’adresse aux non-croyants, et d’autre part, aux chrétiens. Pour les non-croyants, manger le pain et boire la coupe du Seigneur indignement signifie : des gens de mauvaise conscience, des profiteurs, qui, aucunement intéressés par la Parole de Dieu et la conversion, s’infiltrent dans les agapes, pour remplir leur ventre, et profiter des chrétiens de différentes manières, tout en faisant semblant…Ce sont des gens qui sont là uniquement pour « prendre », sans aucune conscience de partage, sans aucune conviction spirituelle, sans aucun respect pour le corps de Christ. Ils se faufilent parmi les chrétiens par intérêt personnel uniquement. Et nous savons que, depuis toujours, cette situation s’est perpétuée dans nos églises à une plus ou moins grande échelle. Pour ce qui est de ces gens, c’est aux anciens de l’église à voir à ce qu’ils soient démasqués, et (au besoin) retirés du troupeau, afin que celui-ci n’en soit pas affecté. Il convient de préciser à cet égard que la parabole du blé et de l’ivraie de Matthieu 13 nous dit de ne pas retrancher l’ivraie du champ qui est le monde (verset 38), et non pas l’Église, signifiant que l’on a pas à déraciner par nous-mêmes les fausses églises et les sectes qui poussent dans le monde…Mais pour ce qui est de l’église locale, le vrai troupeau, plusieurs autres passages du Nouveau Testament confirment clairement que les responsables des assemblées doivent lier et délier, et enlever le mauvais et les imposteurs de leur sein, selon la conviction, la direction et la sagesse de l’Esprit. C’est donc à l’église qu’est départie la responsabilité de détecter et d’éloigner les éléments perturbateurs que Satan essaie toujours d’envoyer, pour déchirer les croyants et diviser le corps de Christ.

Dans un deuxième temps, Paul s’adresse aux croyants, qui peuvent aussi participer à la table du Seigneur d’une façon indigne; il explicite sa pensée dans quelques versets : ce sont des chrétiens encore charnels qui agissent de façon à déshonorer la mémoire du Seigneur, au lieu de la commémorer :

• il y en a qui forment des cliques, des divisions au sein de la communauté (1 Corinthiens 11 :17 à 19); ils se tiennent à part et ne discernent pas l’ensemble du corps…
• il y en a qui arrivent et commencent à manger, sans attendre les autres; ils se dépêchent de manger ce qu’ils ont apporté, sans se soucier de la notion de partage entre tous; ils agissent de façon individualiste, égoïste, gloutonne…(versets 20-21)
• il y en a qui arrivent et qui sont ivres (verset 21)
• et Paul de s’exclamer : « N’avez-vous pas des maisons pour y manger et boire? Ou méprisez-vous l’Église de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien? Que vous dirai-je? Vous louerai-je? En cela je ne vous loue point. »

Toutes ces constatations et ces reproches sont faits en rapport avec des repas pris en commun – 1 Corinthiens 11 : 33-34 : «Ainsi, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour le repas, attendez-vous les uns les autres. Si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour attirer un jugement sur vous. » Il n’y a aucune allusion à la notion d’indignité que pourraient présenter certains chrétiens en vue d’une «cérémonie rituelle commémorative », comme on l’a développé dans l’Église au fil des âges. Le Nouveau Testament est bien loin de ce concept de culpabilité (péché non confessé, amertume contre quelqu’un) que nous avons développé dans nos églises et qui nous rendrait indignes de participer à la «cérémonie ». D’ailleurs ce concept d’introspection forcée du chrétien avant la participation au « rituel de la sainte cène », est ni plus ni moins une adaptation du concept de la confession obligatoire avant communion qu’avait développé le système catholique romain, où il fallait être en « état de grâce» pour participer à la « communion »…C’est un peu dans cet esprit que nos églises évangéliques ont conservé ou développé la notion d’état de péché qui empêcherait de « prendre la sainte cène ». Cette idée peut même amener un réel embarras, une culpabilité forcée et un malaise chez certaines personnes…Car la vraie repentance vient toujours dans la liberté de l’Esprit, et non d’une introspection provoquée et routinière. Toutes ces notions étaient tout à fait étrangères aux premiers chrétiens. Il n’y avait aucune notion de cérémonie spéciale à part; cela s’est développé plus tard, nous le verrons dans le prochain chapitre.

Le passage de 1 Corinthiens 10 :16 à 22 confirme lui aussi qu’il s’agit bien, dans l’optique des Écritures, de repas communautaires de fraternité et de partage, et non pas d’un rituel légaliste et stéréotypé : « La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang de Christ?…Car nous participons tous à un même pain (Jésus)…Or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur, et la coupe des démons; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur, et à la table des démons. Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur? Sommes-nous plus forts que lui? » Ici, il est dit que les chrétiens ne peuvent pas prendre part à la table du Seigneur et à celle des démons : nous ne pouvons pas participer à la communion fraternelle des croyants, manger avec eux à la table de partage, et en même temps participer à la communion du monde et de ses oeuvres (qui vit selon ses idoles).

Autrement dit, nous ne pouvons pas participer à une assemblée chrétienne le dimanche puis passer le reste de la semaine à la manière des incroyants, ou profiter en même temps des avantages offerts et par le corps de Christ et par le monde… Le fait que Paul compare la table du Seigneur à la table des démons, où il y avait de la viande (sacrifiée ou non aux idoles) démontre encore une fois qu’il s’agit bien de repas dans le vrai sens du mot, et non pas d’une petite cérémonie…Si la table des démons comprend de tout, même de la viande, est-ce que la table du Seigneur serait seulement un minime morceau de pain (ou dérivé) et un once de vin? La table des démons serait-elle mieux garnie que la table du Seigneur? Et puis il y a 1 Corinthiens 11 : 31 à 34 : « Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. Ainsi, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour le repas, attendez-vous les uns les autres. Si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour attirer un jugement sur vous. » Il est toujours question de respect pour le côté communautaire et fraternel des repas, et jamais d’une quelconque cérémonie spécifique autour du pain et du vin compris dans les repas. La véritable communion avec Dieu et au corps de Christ dont le Nouveau Testament parle est ceci – 1 Jean 1 :7 : « Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché ». 

TROISIÈME CHAPITRE : HISTORIQUE ET FORMATION DE LA CEREMONIE DE LA CÈNE

Dans la période suivant les débuts de l’Église, durant et à l’intérieur des repas communautaires, il est plausible et compréhensible qu’on ait commencé à un certain moment (de façon spontanée) à « porter un toast » en l’honneur et à la mémoire de Jésus, en fractionnant le pain pour tout le monde et en buvant ensemble une gorgée de vin, petits gestes joyeux et purement symboliques de la vraie et importante action qu’était le repas de partage fraternel lui-même; repas (table du Seigneur) fait dans l’amour et la présence de l’Esprit, constituant une oeuvre « réelle » de charité, et se situant bien dans la continuité de l’exemple donné par le Christ, et conforme à son enseignement spirituel. Cependant, un geste symbolique, si valable soit-il, ne doit jamais remplacer la réalité et l’application spirituelles des paroles et de l’intention de Dieu. Sinon, le geste symbolique devient plus important que la réalité elle-même et il supplante l’oeuvre faite « en esprit et en vérité ». Tout geste qui devient sacramentel, par la tradition des hommes, étouffe progressivement la vie de l’Esprit, et devient même une forme d’idolâtrie.

Bref, comment en est-on venu à ramener le repas du Seigneur, la communion au corps de Christ, à une simple liturgie extérieure, répétitive, superficielle, qui n’exige aucune vraie implication des personnes en présence? La réponse est la même que pour toutes les autres traditions et vérités déformées qui se développent pratiquement (et malheureusement) toujours dans l’Église, au fil des siècles (et parfois même de quelques décennies seulement) : détachement de la Parole, refroidissement des chrétiens, remplacement de la vie de l’Esprit par des actions terrestres, introduction de la pensée charnelle et de la sagesse humaine à la place de la pensée et de la sagesse de Dieu, interprétation rationaliste de la Bible à la place de la révélation de l’Esprit… etc. Pendant les trois premiers siècles, tant que les chrétiens étaient persécutés, ils vivaient dans une grande communion fraternelle, une communion véritable en « esprit et en vérité » dans le corps de Christ, où manger le corps et boire le sang de Christ avaient toute leur portée spirituelle, et se répercutaient dans de réelles actions de charité et de partage. La fraction du pain et le partage du vin concernaient non seulement la nourriture terrestre, mais aussi la nourriture spirituelle.

Mais, lorsque l’Église est devenue officielle, étatique, au 4e siècle, et que toute la foule des gens inconvertis s’y trouva incorporée malgré elle, l’amour se refroidit, la vérité s’effrita, une vision plus mondaine pollua l’esprit au sein de l’Église, et il se produisit un relâchement à tous les niveaux. Il devenait plus difficile et compliqué de rassembler les chrétiens dans les maisons pour des temps de communion et repas communautaires. Les réunions fraternelles et vivantes dans les maisons (ce qui demeurera quand même la norme durant l’histoire pour une grande partie de l’Église persécutée) furent graduellement remplacées par des rassemblements dans des édifices publics, où les réunions devinrent de plus en plus liturgiques, ecclésiastiques, contrôlées, reléguant au second plan la formule des agapes. La vie chrétienne « officielle »et individualiste remplaça l’ancienne mentalité, et on adopta progressivement, au lieu de la Parole vécue « en esprit et en vérité », des formes extérieures, des actes terrestres, sous l’influence du monde païen incorporé à l’Église. Donc, pour des raisons autant pratiques que spirituelles, les agapes vivants des maisons furent remplacés par une forme de communion rituelle et cultuelle, caricature de la vraie communion des croyants au corps de Christ. Tous les sacrements développés par l’Église au fil des âges vient de cet éloignement de la Parole révélée et vécue. Les paroles de la Nouvelle Alliance recevaient peu à peu des interprétations humaines pour aboutir à un nombre toujours plus grand de cérémonies remplaçant la vraie vie du corps de Christ et de l’Esprit. Pour ce qui est de la sainte cène, cela s’est fait graduellement à partir du 4e siècle, soit bien avant qu’il soit question de la transsubstantiation (vers 850 après J.C.), et que la coupe (le vin) ne soit retranché (en 1415 après J.C.). Donc, entre le 4e et le 9e siècle, la sainte cène, telle qu’on la connaît aujourd’hui, existait déjà, peu importe le nom qu’on lui donnait ou qu’on lui donne aujourd’hui (eucharistie, communion, cène, table du Seigneur, etc…). C’est donc peu à peu que s’est développé l’idée d’un rituel commémoratif séparé, plus important que le repas lui-même et que la notion de vrai partage. Les agapes fraternelles ont donc été réduites, de façon malheureuse et fataliste (par commodité et facilité), au simple « rituel de la cène », un peu de la même façon qu’on a ramené, avec le temps, la réalité du baptême d’eau par immersion, au déversement de quelques gouttes d’eau sur la tête des baptisés, des bébés par surcroît…

Il est intéressant de constater combien la tradition, une fois établie, est difficile, voire impossible, à déloger. Par exemple, quand la réforme eut lieu, malgré toute la lumière reçue alors sur la Parole de Dieu, le salut par grâce et la vie chrétienne par la foi, une majorité d’Églises continua de croire et de conserver le concept du baptême des enfants, qui n’est pourtant pas scripturaire…Cela a pris des siècles à l’Église évangélique pour parvenir à la lumière sur ce point. Et aujourd’hui , même si une majorité des évangéliques a réussi à se défaire de ce « sacrement », il y en a encore une minorité qui procède au baptême des enfants. Nous sommes habituellement très attachés à nos traditions, nos façons de voir et de faire, même si parfois ça ne cadre pas avec la Parole de Dieu. Pour ce qui est de la « sainte cène » (expression qui n’est pas dans la Bible), il semble que presque tous n’y ont rien vu…Pratiquement personne ne semble s’être posé de questions, ni avoir examiné devant Dieu la pratique de ce rituel, pour savoir ce qu’il en était vraiment. On a cru qu’en enlevant le concept de la transsubstantiation et en réinsérant le vin, tout était redevenu parfait, conforme à la pensée de Dieu… La sainte cène que l’on connaît aujourd’hui n’est donc que le retour à l’eucharistie sous deux espèces d’avant le Moyen-Âge. Pour ma part, Dieu m’a éclairé à ce sujet seulement parce que je lui ai demandé, et que je m’en suis remis totalement à Lui, avec un esprit libre et ouvert…

Il convient de noter maintenant que le rituel de la sainte cène, quoique non conforme à la pensée de l’Écriture, n’est pas un acte vraiment nuisible ou dangereux. Tous ceux qui, de tout temps, y ont participé de bonne foi et avec sincérité, ont même pu en être bénis…Car Dieu nous bénit souvent, même malgré notre ignorance, nos erreurs et nos faiblesses. C’est pourquoi je ne veux pas que quiconque soit blessé ni troublé par le contenu de ce livret. J’expliquerai plus loin quelle attitude le Seigneur m’a demandé de prendre devant le fait établi et la vérité qu’Il m’a donnée…

QUATRIÈME CHAPITRE : PROBLÈMES DE FOND ET PROBLÈMES D’APPLICATION SUSCITÉS PAR LA PRATIQUE DU RITUEL DE LA CÈNE
Comme toute doctrine ou tradition venant des hommes et non de Dieu, l’instauration de la « sainte cène » dans l’Église a occasionné bon nombre de problèmes dans son application pratique, et suscité bien des polémiques (différences, confusion, divisions, opinions, rejet, etc.); sans compter l’embarras et les blessures causés chez un certain nombre de croyants par la façon de procéder de certains groupes et les règles d’application du rituel, souvent prises dans des passages entourant des lois cérémonielles de l’Ancien Testament.

Voici quelques exemples des problèmes engendrés par cette cérémonie :
--- Communion sous une ou deux espèces?
--- Boire dans le même contenant ou des contenants différents (transmission possible de
maladies)…
--- Du vin ou du jus de raisin? Et si c’est du vin, qu’en est-il des alcooliques?
--- Jus de raisin ou autre sorte de jus?
--- Vrai pain ou substance dérivée? (et si c’est du pain, avec levain ou sans levain!?)
--- Célébration hebdomadaire, mensuelle, trimestrielle, bimensuelle ou annuelle?
--- Que veut dire « ne pas la prendre indignement »? Ne pas être « en état de péché »?…
--- Peut-elle être prise avant le baptême d’eau ou seulement après? (Certains groupes
insèrent un ordre sacramentel…)
--- Les enfants des chrétiens peuvent-ils y participer ou pas? Ici, il y a un gros débat…Si la « sainte cène » était vraiment du Seigneur, pourquoi la refuserions-nous à nos petits enfants qui affirment candidement avoir reçu Jésus dans leur coeur, et qui ne craignent pas de dire, à leur façon si pure et innocente, qu’ils sont chrétiens? Voudrions-nous semer le doute dans leur coeur, les attrister, leur démontrer que nous ne croyons pas en leur foi, souvent bien plus simple et plus spontanée que la nôtre? De plus, l’apôtre Paul dit que les enfants des croyants sont sanctifiés, à cause justement de leurs parents

-- 1 Corinthiens 7 :14 : «Car le mari non-croyant est sanctifié par la femme, et la femme non-croyante est sanctifiée par le mari; autrement vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints». Alors, pourquoi (pour ceux qui croient au rituel) ne pas prendre la « sainte cène » en famille, au lieu de la prendre de façon si individualiste et « occidentale »? Surtout que «Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit : Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent » (Marc 10 :14).
Cela nous emmène au problème suivant, tout aussi complexe…
--- Seulement pour les gens de l’église locale, ou aussi pour les chrétiens d’autres confessions ou les visiteurs? Encore une fois, si le rituel de la cène était vraiment du Seigneur, pourquoi, comme cela se fait dans plusieurs églises, la refuser aux nouveaux, aux visiteurs, qui, bien que «peut-être pas encore nés de nouveau », sont dans un cheminement sérieux avec Dieu et cherchent sincèrement à se rapprocher de Lui et à le connaître? En étant ainsi écartés du « repas » (!), plusieurs se sont sentis rejetés, ou ont  été vexés par notre attitude quelque peu pharisienne, qui leur signifiait ni plus ni moins « qu’ils n’étaient pas saints comme nous », donc impropres à ladite cérémonie! Cela est déplorable car la plupart du temps, ces gens, qui ont soif de Dieu et sont bien intentionnés, ont le désir de participer à nos activités, afin de s’identifier à nous… 14 Pourtant, Jésus acceptait et accueillait les pécheurs tels qu’ils étaient; il n’attendait pas qu’ils soient « officiellement chrétiens » pour les inviter à lui, répondre à leurs besoins et se donner à eux…
--- Vérification de la nouvelle naissance chez les participants!? En adoptant cette façon de penser et de faire, notre cérémonie ressemble à certains égards bien plus à un exercice de jugement, de considérations humaines et de ségrégation qu’à une participation libre, spontanée, joyeuse, communautaire, selon le désir et le coeur de chacun…C’est la sincérité du coeur qui compte, pas le fait d’être reconnu comme ceci ou cela, ou de cadrer dans nos « patterns » tout établis, comme le fait d’avoir prononcé une profession de foi spectaculaire et « officielle » devant un grand auditoire à l’église, accompagné d’un discours à la satisfaction du « jury ecclésiastique » de notre tradition sacramentelle! Il y a aussi le danger réel de soupçonner le mal chez les croyants qui n’y participent pas.
--- Dans l’église primitive, ces problèmes ne se posaient même pas : tous les gens rassemblés dans la maison prenaient part au repas partagé…
Il est étonnant aussi de voir tous les efforts déployés par les hommes pour entourer la cérémonie d’une grave solennité et d’un décorum englobant des « outils officiels »…Tant d’importance et de dignité y ont été attribuées!

D’ailleurs « prendre » la communion ou la sainte cène est tellement rien à côté de « vivre » la communion, par des gestes réels, impliqués, spontanés, poussés par l’Esprit, glorifiant la mémoire de Jésus, et aidant les gens à le reconnaître. Tant de problèmes pour une petite cérémonie, basée sur le sable d’une interprétation déformée de la Parole de Dieu. Tout cela emmène l’homme à l’improvisation et à échafauder un système plus ou moins logique autour de ce qu’il croit et fait. Quand assisterons-nous au retour des véritables agapes de nourriture physique et spirituelle? «Le premier jour de la semaine (jour de congé), nous étions réunis pour rompre le pain (manger ensemble, casser la croûte). Paul, qui devait partir le lendemain, s’entretenait avec les disciples, et il prolongea son discours jusqu’à minuit (repas spirituel). » (Actes 20 :7).

Nous devons éviter de retourner au régime cérémoniel et aux symboles terrestres de l’ancienne alliance, « ombre des choses à venir » (Nouvelle alliance)…Ne remplaçons pas la vie véritable en Christ par des « choses élémentaires du monde ». « Frères, ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement… » nous recommande Paul.
Romains 14 :17 : « Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit ».
Matthieu 26 :29 : « Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père ».

CINQUIÈME CHAPITRE : QUELLE ATTITUDE PRENDRE MAINTENANT?
Il y a une chose fondamentale que j’ai apprise depuis que j’ai connu le Seigneur, et pour apprendre cela, je crois qu’il nous faut parfois souffrir beaucoup…Cette vérité pourrait à elle seule fournir une explication à une grande partie de l’histoire de l’Église… La voici :
• Quand nous avons reçu et accepté une croyance ou une tradition qui vient des hommes et non de Dieu, nous serons toujours ébranlés, bousculés, choqués, scandalisés, lorsque quelqu’un arrivera et contredira notre croyance ou tradition. Cela est automatique : tout ce qui sera en opposition à ce que nous avons cru viendra nous heurter de plein fouet, et cela prouve que notre fondement est de sable et non du roc de Dieu…
• D’autre part, quand nos convictions nous viennent directement de Dieu, et sont vraiment appuyées sur sa Parole révélée, rien, ni personne, ni aucune opinion  contraire, ne pourront nous troubler, nous enlever notre paix, et créer en nous de l’animosité, de l’angoisse, et une attitude défensive…

Pour savoir si une conviction nous vient de Dieu ou des hommes, nous n’avons qu’à faire le test ci- haut décrit et nous avons la réponse…Notre réaction démontre si notre foi est basée sur la vérité de Dieu ou sur une vérité provenant des hommes. Il y a quelque chose dans le fond de notre esprit qui sait : quand c’est de Dieu, rien ne nous dérange, peu importe tout ce qui pourrait être dit ou fait par rapport à l’objet de notre foi; quand c’est des hommes, tout ce qui n’appuiera pas notre conviction à 100% nous rendra mal à l’aise, parfois même furieux.
C’est pourquoi mon désir est que personne ne soit troublé par le contenu de ce livret. Le meilleur moyen de savoir si quelque chose est vrai est de questionner Dieu et d’attendre sa réponse…Je ne veux pas non plus que quiconque se sente mal à l’aise d’avoir cru à la cérémonie de la sainte cène, puisque moi aussi j’y ai cru au départ, même si ce fut plutôt sporadiquement ou en partie seulement. Quand le Seigneur lui-même me convainquit que les paroles de Jésus ne faisaient pas allusion à l’institution d’une cérémonie, mais plutôt à un « mode de vie », j’éprouvai une grande reconnaissance pour cette nouvelle liberté, cette satisfaction d’avoir été libéré de l’emprise d’une tradition purement humaine et sans réelle valeur. Je sais qu’il nous est difficile de nous défaire des concepts qui nous sont inculqués par les hommes et auxquels on a cru de tout notre coeur; mais tout le monde sait aussi que nous pouvons être « sincèrement » dans l’erreur…Le Seigneur, en ces temps de la fin, veut délivrer son Église de toute « plomberie » inutile; nous ne devons plus nous confier (parfois même nous en enorgueillir) dans nos traditions et nos actions propres, qui souvent ne servent qu’à « la satisfaction de la chair » : « Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus… » (Matthieu 6 :1a)  « Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les oeuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus-Christ…Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair?…Comment retournez-vous à ces faibles et pauvres principes élémentaires auxquels vous voulez vous asservir encore? Vous observez les jours, les mois, les temps et les années!…Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce. » (Galates 2 :16; 3 :3 ; 4 :9-10 ; 5 :4).
Pour ce qui concerne l’adoption du rituel de la cène par l’Église au fil des siècles, et qui semble maintenant presque irrémédiablement « coulée dans le ciment », Jésus se voit contraint de nous répéter, comme il a dû le faire souvent pour d’autres conceptions erronées : « Vous êtes dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu » (Matthieu 22 :29). Allons devant Dieu avec un esprit ouvert, détendu, confiant; la vérité et la lumière de Dieu apportent toujours paix, joie, liberté, force, conviction…
Maintenant, quelle attitude le Seigneur m’a-t-il recommandé de prendre, devant le fait accompli et si généralement accepté de la cérémonie de la sainte cène, par rapport à ce qu’il m’a montré?

D’abord, il convient de mentionner que je ne veux ni ne cherche en aucune manière à imposer ma conviction, même si elle me vient de Dieu. Je n’ai pas du tout envie de partir en croisade, ce qui pourrait faire bien plus de tort au peuple de Dieu que de bien; je sais pertinemment aussi que seul le Saint-Esprit peut apporter la lumière dans le coeur d’une personne et lui faire faire demi-tour. L’Esprit de Dieu est le vrai enseignant, qui peut révéler l’Écriture, «convaincre, corriger, instruire dans la justice ». C’est au Saint-Esprit à préparer les coeurs et à répandre la vérité au sein de l’Église. Pour ma part, je suis conduit à adopter la même attitude que celle qui est décrite dans ces versets : « Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi . » « Tout est permis, mais tout n’est pas utile; tout est permis, mais tout n’édifie pas. Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui » (1 Corinthiens 9 :19 à 21 ; 10 :23-24).

Avec la grâce de Dieu, je vais pouvoir agir librement, en donnant la priorité à l’amour. Lorsque j’irai dans une église qui croit et célèbre le rituel de la sainte cène, je vais la prendre avec eux, pour ne pas susciter de scandale ni de remous (à moins que leurs règlements la refusent aux « visiteurs »…). Et si je vais dans un groupe qui ne se préoccupe pas de cette cérémonie, je ferai de même. Garder ma conviction pour moi pour protéger mes frères est plus important que d’étaler une connaissance qui ébranle et attriste des membres du corps de Christ (1 Corinthiens 8 : 8-9 : « Ce n’est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu : si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus; si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins. Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles »). Bien entendu, je serai toujours prêt à partager la lumière reçue lorsque le Saint-Esprit m’y poussera expressément; c’est qu’Il aura préparé les gens pour cette révélation et cette nouvelle liberté. Et je crois sincèrement qu’en ces temps de la fin, Dieu va permettre à une grande partie du corps de Christ de parvenir à sa pleine lumière sur ce sujet, ainsi que sur bien d’autres vérités de la Bible qui ont été oubliées ou déformées.
 
D’ailleurs, je ne suis pas le seul à avoir reçu cette instruction divine sur notre interprétation traditionnelle faussée de l’Écriture menant à ce vain rituel…Plusieurs autres croyants l’ont aussi reçue (ou en ont reçu une partie) durant les dernières années; mais souvent ils n’osent pas en parler, de peur « d’être exclus de la synagogue (église…) »! C’est pourquoi, en rapport avec les versets de Jean chapitre 6 (Moi, je suis le pain de vie…Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle…Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui), il peut être utile de citer un passage du livre « L’authenticité : un défi, une espérance », écrit par l’enseignant juif messianique (chrétien) Arthur Katz, maintenant connu internationalement (Éditions J.E.M.) : « Afin de ne jamais oublier le chemin que suivit notre Seigneur sur cette terre, il nous faut sans cesse retourner à cette table qui fut mise pour nous à Golgotha. Nous faiblirons, nous trébucherons, nous nous détacherons de Dieu et les uns des autres, à moins de rester en étroite communion avec celui qui donna sa vie pour nous. Il s’agit de bien autre chose qu’un acte, devenu pour beaucoup un simple rituel religieux bien su, qui se déroule sans accrocs. Tout enfant du Royaume de Dieu est appelé à une relation spirituelle, intime et totale avec le Messie vivant. En voici la clé : Christ en nous, et nous en lui. En lui donnant tout ce que nous sommes, en recevant jusqu’au plus intime de nous-mêmes tout ce qu’il est, nous marcherons ensemble dans la puissance de son amour, et nous inviterons au festin de la vie éternelle ce monde qui dépérit et balance entre deux opinions ».

Nous pouvons aussi ajouter une citation de Rick Joyner, tirée de son livre « Il y avait deux arbres dans le jardin » (Éditions Menor/Carrefour) : « En parlant de manger sa chair et de boire son sang, le Seigneur ne faisait évidemment pas allusion à sa chair et à son sang physiques, mais à ce qu’ils représentaient symboliquement, à savoir sa vie et son corps, l’Église (nous sommes os de ses os et chair de sa chair). Déroutés par ce qu’il disait là, la plupart de ceux qui avaient entendu ces paroles se retirèrent et l’abandonnèrent. Par la suite, les dirigeants déconcertés de l’Église réduisirent cette vérité au rituel de l’Eucharistie. Or, ce dont parla Jésus est une réalité, pas un simple rituel. Participer à ce rituel n’est pas la même chose qu’avoir part au Seigneur…Lorsque ce rituel usurpa la réalité, c’est la vie même du Seigneur qui fut ôtée de l’Église…La substitution des réalités par des rituels a maintes fois privé les hommes de la rédemption et du salut. »
En dernier ressort, complétons notre propos avec une méditation de Lloyd John Ogilvie, tirée de son livre « Manne pour aujourd’hui » (Éditions Vida) : « La religion représente l’une des sources les plus néfastes de pressions qui détruisent notre vie. La religion se définit comme l’effort de l’homme pour atteindre, satisfaire, gagner et mériter Dieu. Au travers de rites, de cérémonies, de règles et de dogmes, nous recherchons assidûment à devenir assez bons pour Dieu. La pression de la religion provient de notre éducation et de nos origines. Voici comment elle oeuvre. Les ressources spirituelles de la prière, de l’adoration, de l’étude, des activités dans l’Église et des coutumes deviennent des buts, et nous croyons devoir les accomplir afin de plaire à Dieu. Ces choses  deviennent une fin en elles-mêmes au lieu de nous aider à atteindre notre but véritable, qui est de glorifier Dieu et de jouir de Sa présence. Jésus est venu afin que nous recevions la vie, une vie abondante, sans restrictions. Il n’est pas venu dans le but d’assujettir les hommes avec d’autres rites religieux. Les institutions et les hommes religieux L’ont cloué à la croix…Notre religiosité peut apparaître tout autant dans les habitudes, les pratiques, les règles et les préjugés que nous chérissons, que dans les formes de notre adaptation apprise et conditionnée aux exigences de Dieu…Jésus nous affranchit de tout cela. Quand nous nous fixons pour objectif de Le connaître, alors nous ne sommes plus contraints de faire les oeuvres « requises », mais nous désirons plutôt accomplir tout ce que nous inspire la justice ».
 
CONCLUSION
Alors, pourquoi écrire ce livre? D’abord parce que je tenais à mettre sur papier toutes les merveilleuses réponses et instructions que le Seigneur m’a données; de cette façon, je pourrai plus facilement les partager avec les gens que le Seigneur m’indiquera, ou que Lui voudra toucher. C’est pour cela que je souhaite ardemment que ce livret ne tombe dans les mains d’un frère ou d’une soeur que si Dieu le veut, qu’Il a déjà préparé son coeur, et juge que c’est bon et utile. Quoique ferme et assuré dans ce que le Seigneur m’a montré, je préfère de beaucoup avoir de bonnes relations avec un frère qui ne sait pas cette vérité, qu’être en mauvais terme avec un frère que j’aurais « mis au courant » de façon importune…Après tout, ça ne vaut pas la peine de créer des déchirements pour une « simple cérémonie », qui, tout compte fait, n’est quand même pas si « dangereuse » (même si elle peut représenter une pierre d’achoppement pour certains…)!

« Rituel de la cène » ou pas, Dieu règne encore, l’Église poursuit son pèlerinage, et le fruit de l’Esprit est bien au-dessus de toutes nos traditions, préférences, couleurs confessionnelles ou régionales, doctrines secondaires, règlements, normes, etc. Marcher à contre-courant de toutes les choses qui divisent, c’est 1 Corinthiens 13 : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges…et quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance…si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien ».

Seigneur, remplis-nous vraiment de ton Esprit, afin que ton amour soit plus grand et plus fort que tout…Amen.
Que Dieu vous bénisse dans toute sa richesse, en Jésus-Christ notre Seigneur…


TABLE DES MATIÈRES

Introduction 2
Premier chapitre : Le vrai sens des paroles de Jésus 3
Deuxième chapitre : Perception des premiers chrétiens et paroles correctives de Paul 8
Troisième chapitre : Historique et formation de la cérémonie de la cène 11
Quatrième chapitre : Problèmes de fond et problèmes d’application suscités par la pratique du rituel de la cène 13
Cinquième chapitre : Quelle attitude prendre maintenant? 15
Conclusion  18
______________________________________________________________________________________
*** Toutes les références bibliques proviennent de la version Louis Segond – version revue 1975
-- la Société biblique de Genève.
*** Les références incluses dans le document, ainsi que le dessin de la page couverture, l’ont été
après permission obtenue des éditeurs concernés.
*** Édité et imprimé au Québec (Canada) – Décembre 2001 :
Michel Cournoyer
Email : orveshalom@hotmail.com
Disponible aussi sur ce site Web:
http://www.eglises-maison.com/
*** Collection : ÔR VÉ SHALOM --- Tous droits réservés pour tous les pays.
*** ISBN 2-9806818-2-2
Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec, 2003
Bibliothèque nationale du Canada, 2003

P.S. : Permission et liberté sont accordées de traduire, copier, et reproduire ce document, en respectant son intégralité, et en mentionnant les coordonnées d’édition originale. Pour ce qui est de le mettre sur Internet, vous devez au préalable en faire la demande

 

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :